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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:00

L'armée enterrée de Xi'an

 

Lieu touristique incontournable de la Chine avec la Grande Muraille ! Nous sommes enfin allés à Xi'an (西安), dans le cadre d'un week-end de 2 jours organisé par le Cercle Francophone de Shanghai et Mosaic Voyages.

Nous avons commencé par la visite, le samedi après-midi, de la très célèbre armée en terre cuite. Le soir, nous sommes allés à un diner-spectacle.

Le dimanche matin, promenade sur les remparts de la ville de Xi'an, visite du quartier mulsulman et de la Grande Mosquée. L'après-midi, sur la route vers l'aéroport, visite du musée Han Yangling.

 

A savoir : Xi'an est la capitale de la province du Shaanxi et fut autrefois le point de départ de la Route de la Soie. La ville s'appelait Chang'an (= paix éternelle 长安), sous les dynasties des Han et des Tang, avant de porter le nom de Xi'an (= paix de l'Ouest) en 1368 sous la dynastie des Ming.

 

L'armée enterrée du Premier Empereur Qin
Découverte en 1974 et située à une quarantaine de kilomètres de Xi'an, l'armée enterrée est classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 1997.
Les statues, grandeur nature, étaient en argile jaune. Elles étaient là pour garder la tombe de Shi Huangdi des Qin, empereur qui unifia la Chine il y a plus de 2200 ans.
Dès le début de son règne (à 13 ans), l'empereur décida de faire construire son tombeau et comme le veut la tradition chinoise, un souverain conserve son statut par-delà la mort. Il devait donc être enterré dans un immense palais funéraire et entouré d'une immense garde impériale qui le protègerait dans l'au-delà. Cette construction, qui dura près de 36 ans, entraina la famine dans le pays (trop peu de paysans dans les champs) et, à sa mort, le tombeau fut donc pillé par les rebelles : ce qui explique qu'aucune statue n'ait d'armes !

Il existe 3 fosses avec plus de 7000 soldats, archers et chevaux (selon les guides, on vous parlera de 6000, 7000 voir 8000 statues !).

 

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Et 1 soldat de plus !!


La fosse n°1 : L'infanterie.
C'est un immense hangar mais cela n'enlève rien (à notre avis) à la beauté du site. Vous y découvrirez un millier de statues présentées dans des tranchées.

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L'armée enterrée de Xi'an  

L'armée enterrée de Xi'an 

L'armée enterrée de Xi'an 

L'armée enterrée de Xi'an

 

La fosse n°2 :  La cavalerie.
On y voit les quatre corps d'armée indépendants : archers, chars, cavalerie et infanterie dans une fosse. Sont exposés dans des vitrines, 4 statues : l'archer debout, le palefrenier, un officier et le fameux arbalétrier avec un genou à terre.

 

Soldat genou à terre - Xi'an L'armée enterrée à Xi'an 

L'armée enterrée à Xi'an L'armée enterrée à Xi'an

 

La fosse n°3 : Les officiers.
C'est la plus petite des trois. On y voit un chariot attelé et les officiers de l'armée.

 

L'armée enterrée à Xi'an 

L'armée enterrée à Xi'an 

L'armée enterrée à Xi'an 

Et on y voit aussi des bouteilles en plastique jetées dans la fosse. Ca ce n'est pas d'époque !

 

Un autre bâtiment renferme un musée où sont exposés 2 magnifiques chars en bronze : l'un est un char impérial en tournée d'inspection. L'autre est un char de combat.
L'exposition se trouve dans des salles très sombres, ce qui gâche un peu la visite !

 

Char impérial - Xi'an 

Char impérial - Xi'an 

 

La ville de Xi'an
Le samedi soir nous avons diné autour d'un banquet de raviolis et avons assistés à un spectacle de danse de la Dynastie des Tang. Les raviolis étaient variés et bons, et le spectacle magnifique.

Sur le chemin du retour, notre bus a contourné la Tour de la Cloche illuminée la nuit. Cette tour a été érigée en 1380. Vous pouvez la visiter et il y a même des expositions à l'intérieur. Depuis cette tour, vous pourrez apercevoir la Tour du Tambour (que vous pouvez aussi visiter) qui marque l'entrée du quartier Hui et de la Grande Mosquée.

 

Banquet de raviolis à Xi'an 

Ravioli au canard ! 

Banquet de raviolis à Xi'an 

Banquet de raviolis à Xi'an 

Spectacle de danse à Xi'an 

Spectacle de danse à Xi'an 

Spectacle de danse à Xi'an 

La Tour de la Cloche à Xi'an 

La Tour de la Cloche

La Tour du Tambour à Xi'an 

La Tour du Tambour

 

La Grande Mosquée et le quartier musulman.
Point de départ de la Route de la Soie, Xi'an possède un quartier musulman, aussi appelé quartier Hui (les Hui sont une ethnie musulmane chinoise).
La balade dans ce quartier est très sympa. Il existe un souk mais attention on reste en Chine, les produits à vendre sont ceux que vous trouverez dans n'importe quelle boutique de souvenirs de Shanghai. La rue piétonne qui commence au pied de la Tour du Tambour est superbe : vous pouvez manger de tout : de bonnes brochettes de viande, des brochettes d'oeufs, des gâteaux divers et variés ...

 

Le souk dans le quartier musulman à Xi'an 

Le souk.

Le quartier musulman à Xi'an Le quartier musulman à Xi'an 

A gauche : des brochettes de viande / A droite : des brochettes d'oeufs de caille.

Le quartier musulman à Xi'an 

des brochettes de ... gâteau de rix caramélisé trempé dans du jus de fruit (mais nous n'avons pas réussi à savoir lequel !). Très bon.

 

Construite en 742, la Grande Mosquée est la plus importante mosquée de Chine et la plus ancienne, après celle de Canton.
Attention, ne vous attendez pas à voir un toit en forme de dôme ou un minaret ; le plan et l'architecture sont d'inspiration chinoise. Le minaret (en travaux lors de notre visite) est une pagode au centre de la mosquée.
L'entrée est payante.

 

La Grande Mosquée à Xi'an La Grande Mosquée à Xi'an 

L'entrée de la mosquée.

La Grande Mosquée à Xi'an La Grande Mosquée à Xi'an 

La Grande Mosquée à Xi'an La Grande Mosquée à Xi'an 

Photo de droite : Cette écriture est un mix de chinois et d'arabe.


Balade sur les remparts de la ville.
Autrefois, toutes les villes chinoises étaient murées. Les grands travaux d'urbanisme des années 50 ont eu pour conséquence la destruction de bons nombres de remparts. Xi'an est l'une des rares cités à les avoir conservé, avec la ville de Pingyao.
Edifiés sous les Ming, les remparts font 12 mètres de haut et 13,5 km de long. Il existe 4 portes principales (il y en a 14 au total !) qui s'ouvrent face aux 4 points cardinaux. Vous pourrez vous y promener à pied, à vélo ou encore en voiture électrique.
A noter qu'il n'y a pas de siège enfants sur les vélos, par contre vous avez des tandem !

 

Les remparts de Xi'an 

Les remparts de Xi'an 

Les remparts de Xi'an


Musée Han Yangling.
A 25km au N-O de Xi'an et à 15km de l'aéroport.
En 1990, un ouvrier travaillant à la construction de l'autoroute vers l'aéroport déterra assez de morceaux en terre cuite pour attirer les archéologues.

On découvrit ainsi le mausolée et des fosses annexes de Han Yangling, dernière demeure de Liu Qi (4e empereur de la dynastie des Han).
C'est un musée enterré : les tranchées sont surplombées de planchers de verre. On y voit de petites statues qui, ici, ne sont pas des guerriers mais l'administration impériale ainsi que des paysans, bergers... entourés de leurs outils et troupeaux. Ces statues portaient des habits et les bras étaient en bois. Tous ces matériaux ont disparus et il ne reste donc que le tronçon (d'où leur nom de statues-bâtons).

A la fin de la visite, nous avons vu un film racontant l'histoire de Liu Qi.

 

Le mausolée Han Yangling Le mausolée Han Yangling 

La maquette du mausolée / le sol vitré

Le mausolée Han Yangling Le mausolée Han Yangling 

Le mausolée Han Yangling 

En disparaissant, les habits ont dévoilé le secret des oenuques !

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:00

Après la visite de la ville de Pingyao et ses alentours, nous nous sommes rendus à Datong.


Datong

La ville de Datong se trouve au Nord de la province du Shanxi. Elle est principalement connue pour les nombreuses mines de charbon des environs et sa centrale électrique numéro 2 qui alimente une partie de Beijing en électricité (centrale à charbon, bien évidemment).
La ville en elle-même est plutôt industrielle et donc a très peu de charme mais, proches de la ville, 2 sites intéressants sont à visiter : le monastère suspendu et les grottes de Yungang.

 

Le monastère suspendu

Le monastère suspendu de Xuankong se situe à 75 km de Datong face au Mont Hengshan. Il est "plaqué" à une cinquantaine de mètres du sol, où coule une rivière gelée à la date où nous y étions !. Sa visite est assez rapide et ceux qui souffrent de vertige n'apprécieront pas la vue car les rembardes sont assez basses !

 

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La rivière gelée

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Mamath pas du tout rassurée, contrairement à Nathan


Les grottes de Yungang

Ces grottes (au nombre de 251 !) ont été creusées dans des falaises de grès et présentent un ensemble de plus de 51000 statues. Elles ont été faites en 453, sous la dynastie des Wei du Nord, pour expier les persécutions contre les bouddhistes.
Seules une vingtaine de grottes peuvent être visitées.

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Traversée d'un temple (moderne) avant d'accéder aux grottes

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Grottes n°1 et n°2

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Grotte n°3 : Le bouddha mesure 17m de haut !

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Grottes n°5 à 13

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Grotte n°18 : Bouddha Maîtreya, 15,5m de haut

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Grotte n°20 : Bouddha du Centre, Vairocana, 13,7m de haut

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Coucher de soleil sur le lac autour du temple... l'heure de rentrer à Shanghai !

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 06:00

Dans le cadre d'une sortie organisée par le Cercle Francophone de Shanghai, nous sommes partis 3 jours dans la province du Shanxi. Nous étions un groupe d'une vingtaine de personnes.
Nous avons donc pris l'avion, direction Tayuan (un peu plus de 2 heures de vol).
Au programme de ces 3 jours : les villes de Pingyao et Datong. La première au Sud et la seconde au Nord.

 

Pingyao

La ville de Pingyao est entourée de remparts datant de la dynastie des Ming. Elle devient la capitale financière de la Chine en 1824, date de création de la Banque Rishengchang. L'accès à la ville se fait principalement en voiture électrique.

A l'intérieur, une petite ville avec beaucoup de charme : architecture traditionnelle de l'époque Ming et Qing. Pingyao a d'ailleurs été inscrit en 1997 au patrimoine mondial de l'Unesco.

 

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Notre hôtel : très mignon !

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La banque Rishengchang ( 日升昌票号 )

Un peu d'histoire...

Les banquiers du Shanxi ("Shanxi piaohao") s'enrichissaient en approvisionnant les troupes militaires des frontières septentrionales... Par commodité, dès le début du XVe siècle, l'usage des lingots d'argent se développe comme moyen de paiement. Au XIXe siècle, 43 des 51 banques de tout le pays sont dans le Shanxi et 23 d'entre elles ont leur maison mère à Pingyao.

La plus ancienne est la Rishengchang ("la prospérité à chaque lever de soleil "), ouverte en 1824. C'est grace à cette banque que la ville de Pingyao est devenu le centre financier de la Chine, pendant les deux dernières dynasties (Ming et Qing).
Son directeur, Lei Lütai, mit en place un système de notes de crédit cryptées utilisables dans toutes ses succursales (Pékin, puis l'ensemble du territoire), système repris par ses confrères. Ils travaillèrent peu à peu avec l'Etat chinois, acheminant la majorité des impôts au trésor central. Ils émettèrent des billets, financèrent les gouvernements, firent du prêt ou de l'usure...
L'ouverture vers l'Occident amorça le déclin de ces banques, à la taille limitée et au manque d'ambition industrielle : La banque Rishengchang fit faillite en 1914 après 90 ans d'existence.

La banque Rishengchang, devenue le Musée des banques de traite, occupe 1400 m². C'est une série de cours renfermant 21 bâtiments. La partie avant de la cour centrale comprend le comptoir de service, la salle de correspondance et la salle de comptabilité. La partie arrière sert à l’accueil, comme résidence des invités. Dans la cour Est, on trouve la résidence des commis et des domestiques, la cuisine et les entrepôts.

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L'entrée de la banque

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C'est une statue... Notez le boulier : on en trouve dans toutes les pièces de la banque, bien évidemment !

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Les fameux lingots d'argent (des faux, hein...)

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Visite du Temple Shanglin

A l'extérieur de la ville (environ 7 km au sud-ouest) se trouve le Temple Shanglin ("monastère des 2 forêts"). C'est un temple bouddhiste datant de la dynastie des Wei du Nord (386-535) mais la plupart des bâtiments actuels datent de la dynastie des Ming et Qing (1368-1912).

Il renferme plus de 2000 statues bouddhiques et figurines d’argile exposées dans 10 salles qui entourent 3 cours. Les chinois l’appellent "Trésor des Sculptures peintes en Orient" de par l’incroyable conservation de ses statues, dont la fameuse Déesse de la miséricorde Guanyin aux 26 bras !

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La Déesse de la miséricorde Guanyin aux 26 bras (vous pouvez compter, il y en a bien 26).

 

Promenade sur les remparts

En fin de journée, retour à Pingyao pour se balader sur les remparts de la vieille ville. Les remparts, longs de 6 km et hauts de 10 m, comptent 3000 créneaux et 72 tours de guet. Ces nombres évoquent Confucius qui était entouré de 3000 disciples et 72 sages.

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Pingyao est une ville "traditionnelle", tout comme le chauffage des habitants au charbon : c'est très pollué en hiver...

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La maison du Clan Qiao

Elle est située dans le village de Dōngguǎn à 20 km au Nord de Pingyao. La maison a servi de décor au film "Epouse et concubines", de Zhang Yimou.

L’histoire de ce clan remonte au temps des Qing sous le règne de l’empereur Qianlong. A cette époque, Qiao Guifa était un commercant pauvre qui décida d’aller vivre à Bāotóu en Mongolie, dans l’espoir de s’enrichir. Il commença comme commis chez un marchand. Plus tard, il parvint à ouvrir une petite boutique de tofu puis créa en 1755, le société de "La Vaste Prospérité". Grâce au sens des affaires de Qiáo, la société finit par exercer un véritable monopole commercial sur la ville de Bāotóu. Tout l'empire des Qiáo fut administré à partir du village de Dōngguǎn, dans un palais-forteresse. Des centaines de personnes vivaient et travaillaient dans ce palais : membres du clans, épouses, concubines, servantes, clercs et domestiques.

La maison, de 4175 m², a été bâti sur une surface de 10 642 m². Elle est encerclée par un mur de briques grises, d’une hauteur de 9 m. La résidence comprend 313 chambres réparties dans 6 grandes cours. Depuis 1986, la résidence de la famille Qiao a été transformée en musée.

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A gauche : une salle de cours pour les enfants / A droite : encore un boulier

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Les cuisines

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Le jardin au milieu de la résidence

 

Le Temple Jinci

Situé au pied de la montagne Xuanweng, à 21km au Sud-Ouest de Taiyuan, le Temple Jinci doit son nom à la rivière Jinshui qui y prend sa source. Il a été construit pour honorer la mémoire du prince Shuyu, le frère du second roi de la dynastie des Zhou de l'Ouest. Sous l'administration de Shuyu, l'agriculture du fief se développa très rapidement et les habitants locaux menèrent une vie heureuse et prospère. Pour commémorer Shuyu, les descendants ont construit ce temple.

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A droite : le bassin qui abrite la Source du Printemps Eternel. Elle a été potable et source de vie pendant 3000 ans, mais depuis 20 ans, c'est une pompe qui alimente la source et l'eau n'est plus potable

 

Prochain article : la ville de Datong 

 

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 08:00

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Nous sommes partis 3 jours à Guilin, en octobre. Guilin (et sa région) fait partie des sites chinois les plus visités avec Xi'an, Beijing, Shanghai, Suzhou et Hangzhou.

Guilin (桂林) veut dire "forêt d'Osmanthus". C'est un arbre de la famille des acacias à partir duquel on récolte les fleurs avec lesquelles ont fait le fameux thé à l'osmanthus.

 

Dans de nombreux guides touristiques, il est écrit que la meilleure saison pour visiter est de septembre à novembre, quand les rizières sont en eau. Seul bémol, le brouillard dans les hauteurs qui vous empêche de profiter du magnifique paysage de ces rizières !

 

A savoir aussi que quand on dit Guilin, ce n'est pas vraiment la ville en elle-même qui est intéressante mais plutôt ses environs : les rizières de Longji, la rivière Li et la ville de Yanshuo qui se trouve au sud de la rivière.


Nous avons donc atterri à Guilin et sommes partis au nord afin de profiter du paysage des rizières en terrasses. Nous avons du monter environ 500 marches pour atteindre notre hôtel.
Le jour de notre arrivée, il pleuvait et une fois au sommet, nous avons eu la bonne surprise d'avoir du brouillard - comme dit plus haut ! Du coup, les rizières sont restées bien cachées. Histoire de ne pas être en reste, nous nous sommes baladés dans le village de Ping'an.

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Le lendemain matin, nous sommes montés encore plus haut (300 marches de plus, 880 m d'altitude) afin de se balader dans ces fameuses rizières.

 

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Bon, c'est un peu brumeux quand même...

 

L'après-midi, nous avons pris la route vers la rivière Li afin de faire une balade d'une heure en radeau. A moteur, le radeau ! La balade que nous avons fait a démarré à Yangdi et s'est terminée à Xingping. C'est la partie de la rivière la plus spectaculaire et qui offre le plus beau panorama.

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Sur la plupart des montagnes, vous pourrez distinguer des formes qui ont donné leur nom à ces collines. Ici la montagne des 9 chevaux !

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Ici le paysage que l'on retrouve sur les billets de 20 yuans.

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Nous avons pu ensuite nous balader à pied au milieu d'arbres fruitiers.

 

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A droite : un pamplemousse. Ceux-là peuvent se manger aisément sans sucre ! Il est blanc et a une peau très épaisse

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Direction le soir vers Yanshuo.

Nous avons assisté au fameux spectable de sons et lumières "Liu San Jie", qui se déroule sur une portion de la rivière Li. Il est réprésenté tous les soirs à 19h30 et met en scène 600 figurants dont 200 paysans qui travaillent la journée dans les champs. Le spectacle a été conçu et réalisé par Zhang Yimou, le réalisateur d'Epouses et Concubines. Cet impressionant spectacle est basée sur une comédie musicale des années 60 qui raconte l'histoire d'une jeune femme menant la lutte de son peuple opprimé contre les seigneurs locaux, avec - évidemment - une histoire d'amour en trame de fond...

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      Si vous en avez l'occasion, assistez au spectacle, c'est vraiment bien...

 

Le lendemain et dernier jour, nous avons fait une balade à vélo le long de la rivière Yulong, dans la campagne chinoise.

 

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Le pont du dragon, vieux de 400 ans. Appelé aussi pont de Yulong.

 

Conclusion : Les paysages sont vraiment magnifiques mais il faut bien choisir la période pour pouvoir en profiter (brouillard, pluie, températures...). Mi-octobre, nous avons eu froid. De plus, nous avons fait énormément de voiture pour visiter ces sites. Il serait peut-être intéressant de faire la croisière de 5-6 heures sur la rivière entre Guilin et Yanshuo, ce qui éviterait de faire une demi-journée de voiture.

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 05:00

Pour rejoindre Dunhuang depuis Turpan, nous avons pris le train de nuit. La gare de Turpan est en fait en plein desert, à 1h de route de Turpan. Le train s'arrête à Liu Yuan, à 2h de route de Dunhuang... Bref, pas très direct. Nous avons appris qu'il existe un aéroport à Turpan, avec un seul vol, pour Dunhuang... Bon à savoir, pour la prochaine fois !

 

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A Dunhuang, nous étions logés au Fei Tian Hotel, en centre ville. Dunhuang n'est plus dans le Xinjiang mais dans le Gansu. La région compte 98% de Han (l'ethnie chinoise) ; effectivement, quand on observe les habitants, nous sommes bien revenus en Chine.

 

Nous avons visité les grottes Mogao, aussi appelées grottes aux mille Bouddhas (encore), les montagnes des sables chantants et le lac du croissant de lune, ainsi qu'une portion de la Grande Muraille qui passait par là.

 

Les grottes Mogao sont la principale attraction de Dunhuang. Comme à Bezeklik, les grottes sont artificielles et ont été percées entre le Vème et le XIème siècles. Les grottes les plus impressionnantes sont sans doute celles qui abritent le Bouddha couché (16m de long) et le Bouddha du Futur (26m de haut). Sinon vous pourrez y découvrir des fresques et statues de Bouddha, diversement influencées par les rencontres des artistes selon les périodes. 

 

A noter : l'extérieur des grottes a été 'ravalé' dans les années soixante. Bien que cela ait été salutaire pour prévenir les effondrements, ça reste laid. Cependant le site fait l'objet de gros efforts de préservation, comme le montre les capteurs de dioxyde de carbone disposés un peu partout dans les grottes. D'autre part, il faut obligatoirement être accompagné par un guide qui ouvrira les grottes car elle sont fermées à clé ! Malgré la foule aux abords du site, vous avez donc la garantie d'avoir une visite au calme.

 

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Contrairement aux peintures et sculptures des grottes Bezeklik à Turpan, ici les décorations sont très bien conservées. Lors de leur 'redécouverte' au début du XXème siècle, un moine taoïste a supervisé quelques restaurations - plutôt détonnantes par rapport aux originaux - mais surtout a protégé ce qu'il pouvait des pillages occidentaux. Ainsi, malgré le pillage americano-franco-brittano-allemand des milliers de manuscrits contenus dans la grotte 17, la plupart des statues et peintures sont encore intactes.

Les photos à l'intérieur du site étant interdites, nous vous proposons à la place des photos des cartes postales que nous avons achetées sur place...

 

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Nous sommes partis ensuite pour les montagnes de sables chantants et le lac du croissant de lune. Ici on retourne vraiment en Chine : bienvenue à Disneyland et au tourisme de masse !

Les dunes ont été partiellement aménagées pour pouvoir y faire du quad, du tout terrain ou de la luge des sables. On grimpe en haut à dos de chameau : l'organisation est... industrielle...

 

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Mamath et Nathan (en chaussures ouvertes) ont du louer des chaussettes afin de se protéger les pieds du sable (très) chaud.

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A gauche : la file de chameau est ininterrompue du bas de la dune jusqu'en haut ! Elle fait plusieurs centaines de mètres de long

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Nathan et Jethro

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Mamath

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Le parking à chameaux en haut de la dune

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La balade en chameau mène au lac du croissant de lune, ainsi nommé car il est en forme de croissant. Ce lac est en fait une source naturelle, issue des neiges éternelles des montagnes avoisinantes. Du fait du réchauffement climatique, le lac rétrécit d'année en année et n'est plus que l'ombre de ce qu'il était auparavant. Du coup, la nature ayant horreur du vide, une grande pagode a été construite autour afin d'accueillir les hordes de touristes venus admirer la mare.

 

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En repartant, nous avons vu des sculptures de sable. 

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Le lendemain, nous sommes partis à la rencontre d'une portion de la Grande Muraille à une centaine de kilomètres de Dunhuang. Cette portion date de la dynastie des Han, au Ier siècle avant JC. En fait de muraille, il ne reste plus que quelques monticules et la base d'une tour de guet. La technique diffère des portions plus connues de la Grande Muraille autour de Beijing : il s'agit d'un mille-feuilles de terre et de paillasse de 2 à 3 mètres de haut. La muraille se dresse au milieu du desert. Impressionnant !

 

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Non loin de là se trouve le Passage de Jade (Yumen Guan), au beau milieu d'une petite oasis.

 

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Nous avons organisé notre séjour avec Travel Stone : impeccable. Faute de temps libre, nous n'avons pas pu profiter sur place des services de John's Information and Service Café : ce sont des cafés, qui outre vous fournir une restauration "occidentale" - incluant du café ! - peuvent aussi organiser à Lasha (Tibet), Kashgar, Turpan et Dunhuang, et plus généralement dans le Xinjiang et au Tibet, des excursions qui ont l'air très intéressantes.

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 06:30

Dans la région de Turpan, nous avons visité les ruines anciennes de Jiao He et Gao Chang, ainsi que les grottes aux mille bouddhas et les tombes d'Astana.  

 

Jiao He est située sur une île entre 2 rivières (d'où son nom : le croisement des rivières) à une dizaine de kilomètre de Turpan. L'île, capitale du peuple Jushi est occupée par environ 1000 habitants à partir du IIème siècle avant JC jusqu'à ce que le royaume voisin de Gao Chang vienne la conquérir au VIème siècle après JC.

 

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L'île est constitué d'argile et les rivières ont creusé tout autour un canyon de 30 mètres de profondeur. Ceci a naturellement fortifié la ville. Plutôt que de bâtir sur l'île, les habitants ont creusé leur habitations dans l'argile, ce qui donne cet aspect troglodyte. Cependant, les plus grands bâtiments ont été construits avec les briques.

 

L'état de conservation est plutôt exceptionnel - 1400 ans ! - grâce au climat très sec de la région.

 

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Fondée au Ier siècle avant JC, Gao Chang a vu se succéder de nombreuses ethnies et gouvernements : Yushi, Han, Rouran, Ouïghour... Au XIVème siècle la ville est détruite, et inhabitée depuis. Gao Chang est beaucoup plus grande que Jiao He, mais en moins bon état. Du fait de sa taille, il faut compter 2h pour en faire le tour à pied. Des ânes-taxis vous attendent à l'entrée (40 yuans / personne), c'est plutôt une bonne option si vous ne prévoyez pas d'y passer trop de temps.

Une partie de la ville est en cours de restauration : cela gâche un peu le charme des ruines car les restaurations ne sont vraiment pas discrètes.

 

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A quelques kilomètres de Gao Chang se trouve les tombes d'Astana. C'est ici qu'entre le IIIème et le VIIIème siècle après JC les habitants de Gao Chang venaient enterrer leurs defunts. Le climat a momifié les corps et conservé les objets qui étaient enterrés avec. Vous pourrez y admirer un couple en très bon état, pour des cadavres d'au moins 1200 ans. Les objets sont par contre partis pour les musées...

 

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Au nord de Turpan se trouve les célèbres montagnes flamboyantes (Huo Yan Shan). Célèbres, car tous les Chinois connaissent l'existence de ces montagnes depuis qu'elles ont servies de décor à un film populaire il y a quelques dizaines d'années ("Voyage vers l'Ouest"). Flamboyantes, car selon le moment de la journée, elles changent de couleur et rougeoient ; l'air chaud fait vibrer les canyons, et la température au sol peut atteindre les 80° (donc oui : si vous cassez un oeuf sur un rocher là-bas, il va cuire). Malheureusement pour nous - quoique - il pleuvait ce jour-là. Oui, il pleuvait à Turpan, cela arrive parfois !

 

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A gauche : les montagnes flamboyantes / A droite : la pluie en plein désert !

 

Dans les montagnes flamboyantes, une rivière a creusé une vallée, et sur un flanc de cette vallée sont situées les grottes de Bezeklik, ou grottes aux mille bouddhas. Les premiers aménagements bouddhistes de ces grottes datent du VIème siècle après JC. Auparavant, elles étaient utilisées pour les cultes locaux. Les grottes sont artificielles, creusées puis maçonnées et enfin peintes et décorées avec des représentations de Bouddha.

L'introduction de l'islam au XIVème siècle, puis récemment les explorateurs occidentaux et la Révolution Culturelle, ont conduit à un véritable désastre : la destruction et le pillage systématiques des peintures et scultures dans ces grottes. Il n'y a malheureusement plus grand chose à voir aujourd'hui, hormis le site d'une beauté exceptionnelle, une vallée verte encaissée dans les montagnes rouges.

 

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      Normalement les photos à l'intérieur sont interdites, mais l'un d'entre nous a malencontreusement appuyé sur le bouton de mise en marche et sur le déclencheur de l'appareil...

 

Nathan et Jethro en ont profité pour escalader une grosse dune, en pleine tempête de sable.

 

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Ce sont eux au fond !

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Finalement, nous avons poursuivi notre voyage vers l'est en train, depuis la gare à 1h30 de route de Turpan jusqu'à Liu Yuan à 2h de route de Dunhuang, notre dernière étape.

 

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      Voyage en train : tout confort à bord...

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 06:00

 

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Après Kashgar et sa région, nous avons repris l'avion pour Urumqi (Wulumuqi en pinying), où nous avons passé la nuit, puis nous avons fait la route entre Urumqi et Turpan. La route longe la chaîne du Tianshan et traverse une partie du désert de Gobi, et passe devant la plus grande ferme éolienne de Chine (donc probablement la plus grande au monde). Turpan est situé dans une dépression, à 100 m en dessous du niveau de la mer. C'est un endroit réputé pour sa chaleur : il y fait plus de 40° en été. Mais contrairement à Shanghai, l'air est sec, la chaleur est donc plus facilement supportable.

 

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A Turpan, nous avons découvert les Karez, l'ingénieux système d'irrigation souterrain construit il y a 2000 ans et qui amène l'eau en provenance des glaciers de Tian Shan jusqu'au milieu du désert. Les tunnels ont été creusés à la main, sur des centaines de kilomètres, et fonctionnent toujours. L'eau qui en coule est pure, et peut être bue dès sa sortie (mais pas une fois que le karez est à ciel ouvert... on ne sait jamais).

 

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Nous avons bu l'eau des Karez : nous n'avons pas été malades ! 

 

Cependant, l'accélération du développement de la région, couplée au réchauffement climatique, font que de plus en plus de karez sont à sec.

 

La spécialité de Turpan est le raisin sec sans pépin. Le raisin pousse en tonnelle, contrairement à ce qu'on voit en France, afin de protéger les grappes du soleil. Une fois mûr en août, il est récolté et mis à sécher pendant 2 semaines dans des cabanes en brique ventilées.

 

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Les cabanes en briques pour faire sécher le raisin.

 

 

Nous avons fait un tour dans le grand bazar du centre ville. Malheureusement, le bâtiment principal a brûlé, mais le bazar a envahi les ruelles avoisinantes. On y trouve tout, et notamment de ces fameux raisins secs.

 

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Du sucre et des fruits secs.

 

Le soir, sur les conseils de notre guide, nous avons fait... un dîner-spectacle. Et oui, en plein désert, dans cette petite oasis, nous avons pu assisté à une vraie comédie musicale locale, reprenant l'histoire (mouvementée) de la région. Le dîner était très bon, mais le spectacle était un peu trop moderne par rapport à ce que nous nous attendions à voir.

 

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Au menu : un plateau dégustation. Du poulet, des brochettes de mouton, du yaourt, des concombres, du riz, des brocolis.... 

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...et des fruits secs.

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Jethro a été invité à danser ! 

 

A quelques kilomètre de Turpan se trouve la mosquée de Su Gong, ou Emin Minaret, remarquable par sa taille et son minaret de plus de 35 mètres de haut - ce qui fait que le muezzin appelle à la prière au niveau de la mer depuis là-haut...

L'histoire raconte que le potentat local à l'origine de la construction de la mosquée, voyant combien elle était belle, a voulu faire tuer l'architecte afin que celui-ci ne puisse en construire d'autres encore plus belles. Averti du projet d'assassinat, l'architecte s'enfuit vers l'ouest, où il bâtit d'autres mosquées. Ce qui explique pourquoi ce style se retrouve aussi en Azerbaïdjan par exemple.

 

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La mosquée est entièrement construite avec de la terre et de la paille  !

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Le cimetière près de la mosquée.

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Nous avons aussi visité les environs de Turpan : des ruines anciennes, des grottes et des tombes. Les détails dans le prochaine article !

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 15:00

Depuis Kashgar, nous avons pris la Karakorum Highway (ou KKH) pour aller jusqu'à Tashkorgan, près de la frontière avec le Pakistan. Un voyage de plusieurs heures, à travers le massif du Pamir et au milieu de paysages tout simplement magnifiques. En fait de highway (autoroute en français), il s'agit plutôt d'une grosse départementale de chez nous, parfois en mauvais état, voire carrément interrompue sur quelques centaines de mètres par endroit.  

 

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Les montagnes rouges 

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La route est empruntée par de nombreux camions qui ravitaillent Tashkorgan et parfois continuent après, mais surtout qui servent les nombreux chantiers dans les montagnes. Le gouvernement central a en effet lancé une vaste politique de construction : logements, infrastructures, grands travaux... le tout pour 'désenclaver' la région. Ceci est diversement apprécié par les habitants, qui y voient plus une manoeuvre destinée à 'siniser' la région plutôt qu'à réellement profiter à l'épanouissement des locaux.

Il n'empêche que lorsque le paysage n'est pas balafré par une ligne à haute tension ou ravagé par une carrière, il est sauvagement magnifique !

Sur la route, nous avons pu admirer un lac artificel, d'un bleu clair surnaturel et entouré de ce qui ressemblent à des montagnes de sable, des paturages dans d'énormes vallées, des montagnes arides et désolées...

 

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Le lac artificiel entouré de montagnes de sable 

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Les montagnes aux neiges éternelles 

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Depuis le col qui mène à Tashkorgan, la plaine du lac Karakul. La visibilité est... bonne (plusieurs dizaines de kilomètres, on n'a pas l'habitude en Chine)

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      Un troupeau de chameaux

 

Après un col à 4000m, Tashkorgan est la dernière ville "chinoise" sur la route pour le Pakistan. C'est aussi la capitale de la région autonome tadjik en Chine. La ville en elle même présente peu d'intérêts hormis le fort et les paysages. Le bas de la ville a été aménagé avec des plateformes pour que les touristes puissent parcourir les marais sans se mouiller les pieds, et profiter de l'incroyable panorama. 

 

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Le soir, nous avons rebroussé chemin pour dormir dans une yourte au bord du lac Karakul. A 3600 m, le lac est entouré par 2 sommets à plus de 7000 m, couverts par des neiges éternelles. Impressionnant !

Nous avons en fait dormi chez l'habitant, et nous avons notamment partagé leur repas du soir (à 23h, ramadan oblige).

 

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Vers la droite de la photo, le pic de Kongur (7649 m)

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Le pic de Mustagh Ata (7546 m)

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La yourte, gracieusement prêtée par la famille qui nous a hébergé

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Nathan était pressé d'aller se réchauffer sous les couvertures !

 

Une vidéo du paysage autour du lac Karakul

 

Petits conseils pour la route : toute cette excursion se déroule à haute altitude. Passé le poste de police de Gez sur la Karakorum Highway (n'oubliez pas votre passeport), on ne descend jamais en dessous de 3000 mètres. A cette altitude, certains peuvent avoir des vertiges, des maux de têtes et des difficultés à respirer. Nous n'en avons pas souffert, mais on nous a conseillé en cas de problème de boire beaucoup d'eau et de respirer lentement et à fond (nous avions aussi pris avec nous du doliprane, au cas où). D'ailleurs, faites vos réserves d'eau et de nourriture avant d'attaquer la route - par exemple à Opal - car une fois dans les montagnes et jusqu'à Tashkorgan, il est difficile de se ravitailler.

D'autre part, du fait de l'altitude, il fait beaucoup plus froid qu'on se l'imagine depuis Kashgar ; la température descend facilement en dessous de 10°C la nuit en plein été, et le vent est froid toute la journée. Prévoyez des vêtements chauds donc, en particulier si vous dormez dans une yourte.

Enfin, n'oubliez pas de charger la batterie de votre appareil photo, car il va fonctionner... beaucoup !

 

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On quitte Kashgar, direction Turpan !

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:00

Pour les vacances d'été, nous sommes partis une semaine sur la fameuse Route de la Soie... Nous n'avons pas parcouru les 6000 km de la route (ou plutôt des routes, car il y en a plusieurs), mais nous en avons visité quelques étapes légendaires situées dans le Xinjiang, la province Ouïghoure, que l'on appelle aussi parfois le Turkestan chinois.  

 

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Nous avons donc visité Kashgar et emprunté la Karakorum Highway jusqu'à Tashkorgan, avec une halte au lac Karakul, puis nous sommes remontés à Turpan et enfin vers l'est à Dunhuang (qui n'est plus dans le Xinjiang mais dans le Gansu...).

 

- Premier dépaysement, le décalage horaire qui officiellement n'existe pas ! En effet, à Kashgar, nous sommes à 4000 km à l'ouest de Beijing, donc théoriquement 2 fuseaux horaires en retard ! Mais l'heure officielle est celle de Beijing. Donc en été à Kashgar, le soleil se lève à 8h du matin mais se couche à 22h30 ! Les locaux utilisent une heure locale, décalée de 2 heures : quand il est officiellement 10h, il est en fait 8h du matin.

- Deuxième dépaysement, nous sommes partis en plein ramadan ! Il était donc difficile de trouver à manger tant que le soleil n'était pas couché (à 22h30 heure de Beijing). Les rues étaient du coup plutôt vides.

- Troisième dépaysement pour vous mesdames, c'est une région musulmane : couvrez vous les jambes et les épaules sinon on vous fera la remarque que votre tenue pourrait être inconvenante (vécu !). Notez que c'est important dans l'ouest, à Kashgar par exemple, mais moins en allant vers l'est. Et pour la visite des lieux religieux, n'oubliez pas votre foulard, par respect pour la culture locale.

- Quatrième, mais aussi le principal dépaysement : c'est une région magnifique !

 

En bref, c'est un voyage exceptionnel, mais il ne faut pas être trop regardant sur la qualité des repas, ou le respect des horaires, ou encore l'hygiène.

 

 

Nous allons faire une série de 5 articles sur notre voyage. On commence donc par la visite de Kashgar (قەشقەر en ouïghour)...

 

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L'oasis de Kashgar est à la jonction des itinéraires nord et sud de la route de la soie. La ville compte 450 000 habitants, dont une écrasante majorité musulmane d'Ouïghours, Tadjiks, Kirghizes, Ouzbeks... et quelques fonctionnaires et militaires chinois. Sur la place centrale, une énorme statue de Mao rappelle que nous sommes encore théoriquement en Chine. Les inscriptions dans la rue sont donc en ouïghour (alphabet arabe) et en chinois (idéogrammes).

 

La ville en elle même s'est beaucoup étendue et est donc plutôt moderne, mais il reste encore de vieux quartiers traditionnels.

 

Nous étions logés au Super 8 Hotel, une chaîne hotelière chinoise : 2 étoiles normes locales... Mieux vaut ne pas être trop regardant sur la qualité des finitions ! Néanmoins nous étions bien situés, juste entre le centre ville et le vieux quartier historique.

 

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La rue de notre hôtel (areya road) 

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Vue de la terrasse de notre hôtel 

 

 

Nous avons donc visité le vieux quartier, où vivent environ 4000 personnes et où subsitent les artisanats locaux (poterie, cuisine...). Ce quartier est construit sur une colline et vu de l'extérieur, il ressemble à une petite forteresse. Le principal artisanat est la poterie, grâce à la présence d'eau et d'argile à proximité.

     

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Ensuite, nous nous sommes rendus dans la banlieue de Kashgar, pour visiter la tombe d'Abakh Hodja, un chef religieux ouïghour du XVIIè siècle, plutôt controversé du fait de ses exactions qui ont conduit au morcellement de la région ouïghoure. Dans le mausolée, on trouve les sépultures de 70 membres plus ou moins lointains d'Abakh Hodja, sur 5 générations. Le mausolée est imposant et est entouré d'annexes qui servaient d'écoles islamiques à l'époque.

La légende veut qu'à cet endroit soit aussi enterrée Iparhan (aussi appelée Xiang Fei), une princesse ouïghoure à la cour de l'empereur Qianglong au XVIIIème siècle.

 

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La tombe d'Abakh Hodja 

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La mosquée qui se trouve sur le site de la tombe d'Abakh Hodja

 

 

Nous avons aussi visité des marchés : le Live Stock Market (marché aux animaux), le grand bazar, et le marché de l'artisanat.

 

Le marché aux animaux est situé depuis quelques années à l'extérieur de la ville. Tous les éleveurs de la région s'y rendent pour vendre et acheter des animaux, soit pour la nourriture soit pour compléter leur cheptel. On y trouve donc des moutons, le principal élevage de la région, des vaches, quelques yacks et chevaux, des ânes... Information importante : le marché n'a lieu que le dimanche ! Prévoyez des chaussures fermées, c'est pas Rungis non plus.

 

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Il n'y a pas beaucoup d'arbres dans la région de Kashgar. Du coup les bûcherons exercent aussi un 2ème métier.

 

Le grand bazar est un grand marché couvert où on trouve tout, sauf des oeufs de vache et du lait de poule, comme le disent les locaux et les guides touristiques. Tissus, fourrures, nourriture (un peu), petit et gros bazar... on trouve de tout en effet.

 

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Les fruits secs, et plus particulièrement les abricots séchés, sont la spécialité de Kashgar.

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Le marché de l'artisanat autour de la mosquée Id Kah dans le centre de Kashgar est normalement l'endroit idéal pour trouver un souvenir local de la région à ramener chez soit. On y trouve des articles en métal (gamelles, couteaux, théières...), des vêtements, des chapeaux...

 

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Après le marché de l'artisanat, nous avons visité la mosquée Id Kah. Malheureusement, nous étions en plein dans la 2ème prière de la journée, donc peu d'endroits étaient accessibles...

 

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A quelques dizaines de kilomètres de Kashgar, sur la Karakorum Highway, se trouve le village d'Opal. C'est une bonne étape pour faire le plein d'eau et de nourriture.

 

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Préparation des petits pains fourrés à la viande de mouton

 

 

Bien évidemment, nous sommes allés au restaurant pour y déguster quelques brochettes de mouton... une fois la nuit tombée !

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Du thé (à la place du verre d'eau) est servi systématiquement durant le repas

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Il y a cependant un très bon restaurant qui était ouvert la journée, où vous pourrez écouter de la musique traditionnelle.

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Altun Orda, 320 Renmin Xi Lu à Kashgar (人民西路320号)

 

Prochain article : la Karakorum Highway, Tashkorgan et le lac Karakul... 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 14:00

Ce week-end nous sommes allés au canyon de Shimenxia, via les week-ends organisés par le CFS (Cercle Francophone de Shanghai).

Shimenxia est situé à environ 280 km à l'ouest de Hangzhou et à environ 470 km de Shanghai.  

 

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De magnifiques paysages, des marches à monter, des points d'eau où nous pouvions nous baigner, un peu d'air pour supporter la chaleur.... Bref, un petit week-end sympathique en pleine nature.

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Notre hôtel.

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Une petite baignade très fraiche : Nathan a été plus courageux que nous !

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Barbecue en soirée. Comme d'habitude, chacun apportait une boisson et nous avions brochettes de viandes, de légumes mais aussi steaks hachés pour se faire des hamburgers. Très bonne idée ! Et des marshmallows en "dessert".

     

DSC02716 Au petit déjeuner, la fameuse tartine au chocolat !

 

Le dimanche, avant de reprendre la route, nous nous sommes arrêtés au pied d'un magnifique panorama. Jethro a été le plus courageux et est monté tout en haut de la montagne. Malheureusement, il n'a pas pu tenter la tyrolienne car il n'avait pas d'argent (20 yuans pour traverser le gouffre !).

 

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    C'est moins loin que cela n'y parait !!

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Regardez bien et faites un zoom sur la photo : le point rouge sur la photo c'est le sac à dos de Mamath !

 

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Les tribulations des Isséens en Chine

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